JDM « Nous ne voulons plus de promesses, nous voulons une feuille de route» JDM

Pauvreté en France

Objectifs. moyens, évaluations… valent mieux que des promesses en l’air. Les Jeunes Démocrates veulent une véritable réflexion sur la pauvreté. A l’automne, ils rendront un livre blanc qui y contribuera en dressant une série de propositions pour faciliter l’emploi des jeunes et faire en sorte que la précarité ne soit pas la panacée d’une génération.


Le président de la République annonçait en juillet 2007 vouloir réduire la pauvreté d’au moins un tiers en cinq ans. Trois ans après, les chiffres publiés par l’INSEE décrivent une tendance à la hausse. Les jeunes démocrates s’indignent : « Il y a des promesses qui doivent être tenues, ce sont celles qui créent de l’espoir et notamment envers les plus en difficulté. Non seulement, des personnes dorment toujours dans la rue mais la pauvreté progresse dans notre pays. »

 

Le taux de pauvreté s’accroît de 0,5 point entre 2008 et 2009. En France, 13,5 % des personnes vivaient en dessous de ce seuil en 2009, soit 8,2 millions de personnes. Il est communément accepté que la situation s’est encore aggravée depuis. Parmi ces citoyens en difficulté 48% ont moins de 30 ans (pour les 18-24 ans, ils sont même 23% à vivre sous le seuil de pauvreté soit presque 1 sur 4 !). « Une société qui fait peser ses difficultés en priorité sur ses jeunes est une société morte, qui sacrifie son avenir » indique François-Xavier Pénicaud. « Nos générations ne demandent pas de favoritisme, ni infantilisation, ni assistanat. Nous voulons juste ne pas être le réceptacle des dysfonctionnements diffus de notre société. Un bon moyen de nous aider serait d’ailleurs de cesser de considérer la jeunesse comme une charge, et, enfin, de l’associer réellement au façonnement de notre futur commun. La France est un pays merveilleux qui plutôt que tirer profit de ses atouts, les transforme en faiblesses. » renchérie le Président des Jeunes Démocrates.

 

Plus globalement et paradoxalement, l’actualité estivale nous démontre que l’aide aux personnes pauvres est plus que jamais menacée :

 

  • Au niveau national, le budget alloué à l’hébergement d’urgence a été revu à la baisse et dans les collectivités fait l’objet à un immense gâchis. Le recours à l’hébergement hôtelier se généralise sans investissement pour le remplacer. Beaucoup de dépenses de fonctionnement, peu d’investissement. Sans projection sur l’avenir, la situation ne pourra qu’empirer. On s’endette, mais rien n’ira mieux. La collaboration entre l’état, les collectivités locales, et les acteurs associatifs, doit passer une vitesse supérieure.

 

  • Au niveau européen, la commission européenne a annoncé une sévère réduction de l’allocation au programme d’aide alimentaire destiné aux plus démunis. On ne fait plus appel qu’au mécénat et à la charité, à la démarche individuelle de don, au travail des associations, en remplacement de l’action publique. « Cela est fort de sens : laisser mourir de faim des compatriotes apparait comme un problème accessoire dont un citoyen peut se désintéresser sans se mettre en marge du projet de société de notre nation. C’est intolérable ! » dit F-X P.

Les Jeunes Démocrates exhortent le gouvernement et les parlementaires à prendre la mesure des chiffres de l’INSEE afin d’apporter des garanties concrètes aux associations oeuvrant auprès des plus démunis et faire entendre leur voix à Bruxelles. En tant que mouvement de jeunesse, nous incitons également à mettre davantage l’accent sur la prévention de la pauvreté, en particulier à destination des jeunes qui prennent leur autonomie. La meilleure des préventions consiste à garantir une évolution durable du niveau de vie des français.

 

Ceci s’opère par la mise en oeuvre de deux priorités que nous rappelons : produire & instruire. Il est indispensable de miser sur l’éducation, levier primordial pour aider les jeunes à accéder à une émancipation matérielle par la maitrise de leur environnement, tout en exerçant leur créativité. Il est aussi indispensable de relocaliser la production, nécessaire à la relance durable de notre économie. Nous devons miser sur le développement de l’économie réelle et sur une organisation apte à mieux redistribuer les bénéfices du travail.


François-Xavier PENICAUD, fx.penicaud@jeunes-democrates.org Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. – 06 64 11 94 66 – Président national des Jeunes Démocrates

 

Cyril BÈGUE, Vice-Président des Jeunes Démocrates en charge des solidarités et de l’égalité des chances

 

Gaëtan HERMANT, Membre du Bureau national des Jeunes Démocrates

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