» Resto , Hosto , Pédago  » ? Priorité…

Un fait hélas intangible… l’Etat est dos au mur et doit absolument tendre au retour à un équilibre budgétaire durable et à la résorption progressive d’une dette devenue abyssale, faute de mesures raisonnables prises à temps qui nous auraient permis d’adoucir la facture  actuelle.
Il nous faut donc faire des choix en tenant compte, bien sûr, des priorités et des urgences sociales, les classes moyennes ayant par ailleurs déjà subi l’essentiel de tous les coups de rabot depuis 2009 !

Mettons entre parenthèses les propositions fantaisistes et improductives comme la taxation des parcs à thème et autres tartes à la crème comme celles des sodas et jus plus ou moins sucrés…

L’hôpital et les soins :
Le forfait hospitalier journalier de 18 euros à la charge du patient vient donc d’être augmenté d’environ 15% , plusieurs appareillages médicaux voient leur prise en charge diminuer, les médecins hospitaliers délaissent le service public pour des raisons compréhensibles de niveau de salaire,  une bonne nouvelle centaine de médicaments, ayant pour la plupart fait preuve depuis longtemps de leurs services rendus aux malades, ne sont plus remboursés qu’à 15% au lieu de 35% auparavant… l’accident ou la maladie deviennent un luxe, notamment pour les jeunes, les familles nombreuses et les personnes âgées.

L’éducation nationale :
Dans les collèges et lycées, les économies budgétaires imposées par le gouvernement ont conduit à la suppression de 4 800 postes de professeurs à la rentrée 2011 et à une diminution sensible des offres d’emplois d’enseignants titulaires et remplaçants, tandis que l’on notait l’arrivée dans le même temps de 80 000 élèves supplémentaires . Bien éduquer devrait être pourtant notre absolue nécessité si nous voulons redonner dynamisme, compétence et compétitivité, mais aussi équilibre et sécurité à notre société de demain.

La restauration :
C’est bien sûr un secteur, à la fois économique mais aussi qualitatif en terme  d’image et de convivialité, tout à fait primordial pour un pays comme le nôtre et l’on comprend l’attachement du gouvernement au maintien de la baisse de la TVA…
… mais quitte à recevoir une volée de bois vert ou une poêlée d’inimitiés, je reste pour ma part réservé, depuis le début de la mesure mais surtout dans la période actuelle, sur l’impact réel de la baisse de la TVA à 5,5% dans ce secteur…j’ai osé le dire…
Le différentiel de TVA par rapport à la période d’avant le 1er juillet 2009 occasionne pour le budget de l’Etat une perte d’environ 3 milliards d’euros chaque année, somme très  importante  dans la période critique actuelle où l’on va jusqu’à récupérer de bien plus modestes économies sur des niches dont la suppression est souvent très discutable…
Beaucoup d’analystes  et même de consommateurs assidus ( dont je suis…) se demandent, au bout de 2 ans d’application de cette mesure, si les prix de l’addition, le niveau d’embauche ( élevé certes mais surtout lié à une rotation très forte dans ce secteur ) et celui des salaires des employés, ont connu une réelle amélioration depuis cette baisse de la TVA.
Entre 19,6 et 5,5%, n’y aurait-il pas de  » juste milieu  » ?… alors que d’autres secteurs, tout aussi et parfois encore plus  » vitaux « ,  paient aujourd’hui cash pour le renflouement de nos déficits…

Francis PONT

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