Maîtriser la langue pour devenir français oui , stigmatiser non !

«Il faut faire en sorte que les personnes immigrées s'intègrent et puissent vivre en respectant les principes de la République», a déclaré, mercredi, Claude Guéant. (Crédits photo : LE FIGARO)

A partir de janvier 2012, il reviendra au postulant à la citoyenneté française de fournir un diplôme attestant de sa connaissance linguistique (au minimum le brevet des collèges, le CAP, le BEP, ou encore un diplôme de français langue étrangère). A défaut, il faudra produire une attestation de niveau de langue fournie par des organismes qui seront agréés par le ministère de l’Intérieur. Cette attestation sera à la charge de l’étranger (les prix pratiqués peuvent varier de 40 à plus de 100 euros) et elle viendra s’ajouter au droit de timbre de 55 euros prévu pour toute demande de naturalisation. L’attestation sera valable 2 ans. Le ministère de l’Intérieur va également lancer un label « français langue d’intégration » qui sera délivré à partir du printemps 2012. Associations, entreprises et collectivités locales pourront y prétendre. La question est de connaître non seulement l’intérêt mais surtout, la pertinence, d’un tel procédé !

 

Il ne fait aucun doute aujourd’hui, que la langue est à la fois le premier des liens sociaux et la première des causes d’exclusion.

Elle est une condition fondamentale d’intégration notamment pour tous ceux qui engagent la démarche de s’installer durablement dans notre pays.

Permettre à tout un chacun, de maîtriser la langue de son pays, du pays dans lequel il vit, reste un enjeu de taille, un objectif que doit se fixer toute société moderne au-delà la seule question de la lutte contre l’illettrisme.

Pour impulser des actions et des politiques publiques d’insertion des personnes en situation de précarité sociale et professionnelle, de celles qui n’ont pas eu la chance d’apprendre autant qu’ils l’auraient pu notre langue, ou enfin de celles dont le parcours scolaire n’a pas permis l’acquisition d’une compétence linguistique aboutie, il faut dépasser les considérations électoralistes, ne pas tomber dans le piège de la surenchère du plus à droite que moi, tu meurs et surtout, ne pas céder à la stigmatisation des plus démunis en termes de maîtrise des compétences linguistiques ou montrer du doigt, la seule communauté immigrée comme tente de le faire, le gouvernement.

La réalité est que près de 15 % de la population active en France aujourd’hui, éprouvent de vraies difficultés à maîtriser notre langue. En milieu professionnel par exemple, il apparaît très clairement que plus la maîtrise de la langue est partagée, plus le salarié est autonome et plus ses chances de progresser sont grandes. Il en va de même, dans la vie de tous les jours.

Les partenaires sociaux l’ont compris déjà depuis bien longtemps ; Ils se sont mobiliser dans des actions partenariales avec quelques entreprises, pour permettre aux salariés de mieux maîtriser la langue dans l’exercice de leur profession : Maîtriser la langue française, est une compétence clé.

Il s’agit plus que jamais de poursuivre dans cette voie, celle du diagnostic, du repérage des situations d’alerte et enfin de la mise en œuvre d’un socle de savoirs généraux (oral et écrit notamment) indispensables à l’intégration et à l’épanouissement d’un être, dans son cadre de vie. C’est de donner les moyens à notre pays comme le souhaite et le propose le mouvement démocrate, pour   » instruire, produire et construire » .

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