Tribune Libre (par Bruno CHAMPAUZAC)

Lu dans l'Impartial

 

C’est avec circonspection que je me fais témoin des derniers événements politico-judiciaires qui auront émaillé  l’année 2011 de nos concitoyens Romanais et Péagois. Les multiples rebondissements du chantier de la citée de la musique, les démêlés autour de la vente du bien « le n’importe où » à Bourg de Péage se font révélateurs d’une conception de la vie politique et d’une étique qui doit accompagner celle-ci que je ne peux que dénoncer.

 

L’exercice de la vie politique, sur un périmètre local ou plus large, ne peut se faire régulièrement dans les travées d’un palais de justice, de recours en appel, de plainte déposée en de citations reçues. A l’heure de tant d’inquiétudes sur le devenir de tous, qu’elle image regrettable laisse ces turpitudes qui pour certaines prêteraient à rire si elles n’avaient occasionné des pertes et blocages économiques pour certaines entreprises ?

 

Quelles ambitions sur l’exercice du pouvoir peuvent justifier de tels recours, furent-ils au sujet d’une initiative que je juge moi-même inopportune dans le plan budgétaire d’une municipalité dangereusement endettée et dans la charge occasionnée sur des foyers déjà lourdement pénalisés par ailleurs ? Peut-on entrer dans la calomnie  et le sarcasme au sujet d’une cession immobilière, fût-elle jugée « étonnante » par ailleurs ?

 

Ce sont de tels agissements qui conduisent nos concitoyens à la défiance dans le meilleurs des cas, à l’exaspération dans le pire et entrainent ceux-ci vers des votes extrêmes. A l’aube d’une année 2012 qui s’annonce cruciale pour l’avenir de tous, je ne peux qu’appeler à  la rigueur et la mesure afin que le discours et les idées prennent le pas sur la gesticulation pseudo électoraliste.

 

Etre au pouvoir induit des devoirs de réserve, d’écoute et d’éthique. Etre dans l’opposition  induit ceux d’opposition d’idées dans une constance intellectuelle, de la confrontation dans la mesure et le respect. Par le respect d’élus issus du processus démocratique se manifeste aussi le respect de ceux qui leur ont apporté leur confiance.

 

Le Modem dans son ensemble fait de l’éthique politique une condition et ne peut que regretter le spectacle qui est offert.

 

Bruno Champauzac

Délégué départemental du Modem de la Drôme

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