Le candidat Bayrou met en scène les six premiers mois de sa présidence

Par Pierre ROCHICCIOLI
François Bayrou a mis en scène dimanche au Zénith de Paris les six premiers mois de sa présidence pour crédibiliser sa candidature et réaffirmer sa détermination à gagner, alors que les derniers sondages le placent au coude à coude, voire derrière Jean-Luc Mélenchon.
Devant plusieurs milliers de personnes enthousiastes scandant « Bayrou président » ou « on va gagner », le leader du MoDem s’est présenté comme le candidat de « l’espoir » face à ses concurrents de l’UMP et du PS.
« C’est eux qui nous ont conduits là où nous sommes, ils ont endormi le peuple français en refusant de regarder en face la réalité de notre situation, ils nous ont conduits sur le chemin du déclin toujours plus rapide, faute de prévoir avant de gouverner, faute de définir d’un trait sûr la route à suivre », a-t-il lancé.
« La réussite du changement est impossible avec Nicolas Sarkozy » dont le quinquennat a été marqué « par l’injustice et l’esprit de clan ». Elle n’est pas non plus possible avec François Hollande et le « programme abracadabrant » de son parti et « la surenchère déboussolée de ses partenaires », a-t-il expliqué.
« C’est le choix de la lucidité, du combat, du courage que je propose à notre pays », a-t-il expliqué avant de mettre en scène les six premiers mois de son futur mandat.
« Elu président de la République le 6 mai, j’organiserai le 10 juin, jour du premier tour de l’élection législative et en même temps que celle-ci, un référendum de moralisation de la vie publique en France », a dit le leader centriste.
« Avant le 14 juillet, le gouvernement préparera une loi de finances rectificative qui portera en particulier sur des économies dans le fonctionnement de l’Etat, la création d’un point de TVA et l’abaissement des niches fiscales », a-t-il ajouté.
Dans un même temps, il créera « la possibilité d’un emploi sans charges pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés » et mettra en place « un commissariat aux stratégies de production », a-t-il poursuivi en précisant que le Parlement siègerait pour cela exceptionnellement pendant tout l’été.
Pendant cette session, « le Parlement préparera une loi-cadre sur +le Produire en France+ et se prononcera sur un texte portant sur diverses mesures d’urgence » en matière de logement et de santé, a précisé le leader centriste.
« Pendant l’été, je lancerai un « Grenelle de l’Education » et « à l’automne, un grand projet de loi social sera débattu au ¨Parlement qui permettra notamment la participation des salariés aux conseils d’administration, limitera le recours aux CDD avec la création d’un contrat de travail unique ».
François Bayrou proposera en outre aux partenaires sociaux « des propositions » pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés » et une loi sur l’indépendance des médias.
Dans le domaine associatif, il proposera « un cadre juridique à l’emploi bénévole » et fera voter, avant fin 2012, « une loi sur l’égalité hommes-femmes qui traitera de la parité en politique, de l’égalité salariale et des violences conjugales ».
François Bayrou est également revenu sur le drame de Toulouse et Montauban, qui lui avait valu des critiques à droite sur sa mise en cause de « ceux qui font flamber les passions ».
« La République a des questions à se poser », a renchéri le leader centriste en s’étonnant qu’un « assassin désaxé, repéré par tous les services, identifié et sur la liste noire des services de renseignement américains, puisse se constituer un arsenal d’armes de guerre, s’entraîner, commettre ces meurtres (…) sans que nul ne soit en alerte »
Il a également annoncé que s’il était élu il ferait de « la lutte contre le trafic d’armes une priorité » nationale.
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