Agriculture, nous sortirons de la crise permanente grâce aux initiatives territoriales

gafa1Les états généraux de l’alimentation se sont terminés et vont donner lieu à l’élaboration de textes de loi qui, je n’en doute pas, amélioreront les choses. Malgré la large consultation et la grande mobilisation des états généraux, je constate que nous sommes restés dans un mode très vertical et plutôt descendant pour faire face à l’urgence. Il y a donc fort à parier qu’il y aura des choses à ajouter ou d’autres à revoir.

Les territoires devront être moteurs. En effet, la France est diverse et hétérogène. Il nous faudra aussi des solutions régionales, tout comme nous développons des solutions « filières ».
La décentralisation avec la compétence agricole donnée aux régions va dans ce sens. Le gouvernement doit aller au bout de cette démarche. Nous ne devons pas être dans la déconcentration avec des collectivités qui seraient des opérateurs, mais bien dans le
transfert total de compétences. L’articulation entre les communautés de communes, le département et la région doivent être revus pour être plus lisibles et efficaces. Il s’agit de faciliter les initiatives locales riches de dialogues et de méthodes. Nous n’avons surtout
pas besoin d’un bouleversement institutionnel. Il ne s’agit pas uniquement d’une vision
politique mais d’une réelle demande du terrain. Vous pourrez le constater en regardant la vidéo du débat que Marc Fesneau a eu avec François Bonneau, président de la région Centre-Val-de Loire et Daniel Prieur, secrétaire général adjoint de la FNSEA.
Vous l’aurez compris les états généraux de l’alimentation ne sont pas un point final. Dans nos
territoires, ces états généraux représentent un point de départ.

En Drôme-Ardèche, comme partout en France, les acteurs du monde agricole, les consommateurs inventent et expérimentent de nouvelles pratiques. Nous le constatons, toutes ces initiatives répondent à une demande, mais elles ont du mal à émerger, à prendre racine et à grandir. Nous allons donc devoir travailler à notre échelle avec les acteurs agricoles, les distributeurs, transformateurs et nos concitoyens pour inventer et proposer de nouvelles solutions durables et viables ancrées dans la réalité de nos territoires.

Notre volonté est de mettre en place des ateliers territoriaux afin de construire des projets locaux de long terme, tout au long des 2 prochaines années. Les sujets sont nombreux :

  • Circuits courts du champ à la fourchette
  • Développement d’une industrie agroalimentaire locale : du champ au produit fini
  • Amélioration de notre capital « terre » : irrigation moderne et respect de la biodiversité
  • Valorisation de nos produits à l’échelon national et européen

Ces ateliers sont ouverts et marquent aussi notre éternelle volonté de sortir des clivages et de travailler sur le fond en nous tenant loin des questions de personnalités.

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